Le 17 février 2026, l’Institut Français des Administrateurs (IFA) et le Cercle gouvernance de Sciences Po Alumni ont organisé une matinale consacrée à l’impact des nouvelles exigences réglementaires sur la gouvernance des entreprises et le rôle des comités du conseil.
L’évènement, modéré par Sylvie le Damany, avocat associé chez Adaltys et coprésidente de la Commission juridique de l’IFA, a permis de croiser les regards d’administrateurs et de dirigeants sur les mutations en cours.
Les évolutions récentes — notamment en matière de CSRD, d’intelligence artificielle, de cybersécurité, de droits humains et d’enjeux environnementaux — imposent aux conseils d’administration une montée en responsabilité et une structuration renforcée des travaux de leurs comités.
Ces thématiques étaient explicitement au cœur de la matinale IFA, dans la continuité des travaux de la Commission juridique.
Selon l’IFA, cette transformation s’apparente à une « révolution tranquille », marquant un basculement d’une logique de conformité vers un pilotage stratégique du risque et de la performance globale.
Les échanges ont mis en lumière plusieurs enjeux majeurs pour les comités spécialisés :
L’expansion du périmètre réglementaire implique d’ajuster la répartition des attributions entre comités (audit, risques, ESG/RSE, innovation, technologies).
Ce besoin de clarification fait partie des axes identifiés dans le programme de la matinale.
La multiplication des sujets impose une circulation fluide, documentée et juridiquement sécurisée de l’information au sein du conseil.
L’IFA souligne que l’inflation des enjeux nécessite une coordination exigeante entre comités pour garantir une gouvernance efficace.
La spécialisation accrue ne doit pas fragiliser la capacité du conseil à exercer une supervision collective des risques et de la stratégie.
L’IFA rappelle que l’appropriation collective prime sur l’expertise isolée, un message fort issu de la matinale.
Le panel réunissait :
Ils ont partagé des retours d’expérience opérationnels sur l’évolution des attentes envers les administrateurs, l’ajustement des méthodes de travail et la composition optimale des comités.